
Acteur maison
Roger
Roger n’existe pas. Son dos, lui, est parfaitement documenté.
Acteur maison, né d’une description et d’un paragraphe. Le mal de dos n’était pas prévu, il est venu avec le costume. Il a tous les premiers rôles et aucune existence légale. Il lui reste ses lunettes, sa veste bleu nuit et un dos qui a connu meilleure époque.
Personnage fictif, images générées par IACe qui ne change jamais
La veste bleu nuit
Une rangée de boutons, chemise blanche col ouvert, jamais de cravate. Dans un polar, un imperméable par-dessus ; la veste reste visible quand il sort ses lunettes.
Les lunettes de lecture
Monture fine en écaille foncée, rangées dans la poche intérieure gauche. Elles n’apparaissent que lorsqu’il lit. Tout ce qu’il doit dire de long, il le lit.
Le dos
Une légère raideur, une main qui se pose sur les reins quand il se relève ou monte un escalier. Rien de plus.
Comment on a casté Roger
Un acteur généré se construit une fois, puis se tient. Sept vues sous une lumière plate, un bloc de description réécrit mot pour mot, et deux essais d’animation : un raté, un réussi.







Animé à partir de la description seule : le visage change, la coiffure aussi. Ce n’est plus Roger.
Animé à partir d’une image déjà validée : il garde son visage, enchaîne la main aux reins puis les lunettes.
La leçon vaut pour tous nos personnages : on n’anime jamais à partir d’une description, toujours à partir d’une image qu’on a déjà acceptée.
Filmographie
Son premier film est en production. Il a demandé un cachet.
Les doléances de Roger
Quinze secondes, un plan, une réclamation lue avec ses lunettes. Chaque doléance renvoie à la notion du Lexique qui explique ce dont il se plaint.
Première doléance à venir, dès que sa voix sera choisie.